L’Observatoire des Sociétés à Mission, co-créé par la Communauté des Entreprises à Mission et la chaire Théorie de l’Entreprise de Mines Paris, publiait son premier « baromètre » en janvier 2021. Le projet de recherche OSMosis, démarré fin 2021, a accompagné le développement de cet observatoire, en cherchant à caractériser le mouvement des sociétés à mission et la variété des phénomènes qu’il induit.
Comment l’adoption de la qualité, par plus de 2000 entreprises aujourd’hui, modife-t-elle le tissu entrepreneurial et les relations au sein des écosystèmes ? Comment transforme-t-elle l’actionnariat ? Comment les comités de mission parviennent-ils à contrôler les engagements ? Que change la formulation d’une mission pour les salariés ?
Le 8 juillet 2025, le séminaire de clôture a présenté les résultats du projet à Mines Paris – PSL devant une large audience. Ils ont été discutés avec des invités académiques (Anne-Claire Pache, ESSEC ; Marek Hudon, ULB ; Bertrand Valiorgue, EM Lyon) et praticiens (Olivier de Guerre, Phitrust ; Natalie Rastoin, Polytane, présidente du comité de mission du Groupe La Poste).
Principaux résultats
- Formulation des missions et engagement : la majorité des missions vont au-delà de la RSE classique en inscrivant au cœur de l’engagement des tensions à résoudre et des efforts de conception. Formulées trop largement, elles risquent en revanche de créer confusion ou sentiment d’exclusion chez les salariés.
- Recomposition de l’actionnariat : le statut a des effets inattendus sur le capital (concentration au profit des fondateurs, croissance de l’actionnariat salarié, présence accrue d’actionnaires publics) et voit émerger des investisseurs « à mission » aux pratiques de redevabilité élargie.
- Un contrôle « génératif » : certains comités de mission dépassent la vérification de conformité pour interroger la fidélité des choix de gestion aux engagements statutaires. Plus de 50 % d’entre eux intègrent une expertise scientifique.
Plus d’informations sur le projet : Le projet ANR OSMosis